J'aimerais vous partager la nouvelle de la sortie du livre de Flora Panesi "Fleur de Farine"
(Ed. Acrodacrolivres - ISBN : 9782930756547)

En voici la préface que j'ai eu l'honneur et le plaisir de signer :

"Ce n’est pas un roman, ni un essai philosophique, c’est un conte d’aujourd’hui, qui évoque plus qu’il ne raconte, qui invite plus qu’il ne dévoile. Un conte de vie, d’amitié, de transmission ... La vieille sorcière s’est ici transformée en faux de la Mort, les princesses sont devenues les amies de la montagne et de la plaine, la baguette magique s’est changée en cordon invisible d’amour.

Ce conte est incarné par deux femmes, mères et amies. L’une est l’auteure et porte le nom de sa grand-mère. L’autre n’est dévoilée qu’au « Tu » par la première ... Elles sont insaisissables, avant même de vouloir les rencontrer. Elles nous laissent donc la place, comme dans tous les contes, pour entrer dans leur histoire et se laisser emporter.

Nous découvrons le pays valdôtain. S’il ne nous était pas connu, il devient déjà le nôtre.Nous nous y promenons au travers de mots émerveillés par sa nature authentique et préservée.
Puis, au détour du chemin, nous sommes confrontés à la perte, à la mort inattendue, oubliée, même si son ombre marquait déjà la montagne.

Nous vivons le besoin de revenir dans l’univers de l’Autre aimé, de nous nourrir ce qui nous a uni et de ce qui est encore vivant. Puis vient le temps de laisser d’autres fleurs se développer dans la même terre, dans le même cœur, et de marcher plus loin …

Tel est le conte qui nous initie à la fin de l’autre et de nous-même, à la Vie qui se transmet et s’enrichit de la succession des saisons toujours les mêmes et à chaque fois transformées par les arbres abattus et les nouvelles pousses.
Ce conte n’impose rien. Il évoque seulement, avec une infinie délicatesse et dans un dévoilement pudique, une histoire de vie à se transmettre. Ce livre tisse la trame de la Vie où l’histoire des deux amies, et la nôtre, viennent se glisser, chacune à leur manière, côte à côte, ou parfois intimement nouées.

Nous devons tous mourir. Ces deux amies ont eu la chance de partager cette finitude dans une Nature lumineuse, chantante et puissante qui ne cesse de les porter. Ce « Jardin au-dessus des nuages » nous apparaît comme la manifestation de ce qui était déjà là avant la naissance et encore là après la mort ... la Vie.

Et puisqu’il n’y a rien à dire, qu’à laisser se développer nos propres impressions, comme une aquarelle qui n’est que le prétexte de voir la lumière se transformer, tournons la page et entrons dans le conte ... C’est notre réalité".